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Loi Kasbarian-Bergé : les nouvelles sanctions contre les squatteurs

Mis à jour le juin 2026

Loi Kasbarian-Bergé : les nouvelles sanctions contre les squatteurs

Pendant longtemps, les propriétaires victimes d'une occupation illégale se sont sentis démunis face à des règles qui semblaient protéger davantage l'occupant que le titulaire des lieux. La loi anti-squat, adoptée le 27 juillet 2023 et portée par les députés Guillaume Kasbarian et Aurore Bergé, a rebattu les cartes. Elle triple certaines peines, élargit la définition du domicile et cible enfin des situations jusque-là ignorées, comme la résidence secondaire. Voici, concrètement, ce que cette nouvelle loi anti-squat change pour vous en tant que propriétaire, et comment vous en servir.

Ce que change la loi du 27 juillet 2023 sur le squat

La loi du 27 juillet 2023 squat, officiellement intitulée « loi visant à protéger les logements contre l'occupation illicite », a un objectif clair : rétablir un équilibre entre le droit de propriété et le droit au logement. Avant ce texte, un squatteur installé dans un bien pouvait bénéficier de délais très longs et de protections pensées à l'origine pour les locataires en difficulté. La loi Kasbarian squat corrige plusieurs de ces angles morts.

Le premier apport majeur concerne la définition du domicile. La loi contre les squatteurs précise désormais qu'un logement squatté reste juridiquement le domicile de son propriétaire, qu'il s'agisse d'une résidence principale, d'un bien vacant ou d'un logement meublé. Cette clarification est décisive : elle empêche les occupants illégaux de se prévaloir d'un statut protecteur qui ne devrait pas leur revenir.

Des sanctions nettement alourdies contre les squatteurs

Le cœur de la nouvelle loi anti-squat, c'est le durcissement des peines. L'occupation illégale du domicile d'autrui, auparavant punie d'un an de prison et 15 000 € d'amende, est désormais passible de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. La sanction est donc triplée, un signal fort adressé à ceux qui pensaient que squatter un bien restait un délit sans réelle conséquence.

La loi anti-squatteur crée aussi de nouvelles infractions. Le fait de se maintenir dans un logement après une décision de justice d'expulsion devenue définitive devient un délit spécifique. Autre point important : la propagande ou la publicité en faveur de méthodes pour squatter un logement est désormais réprimée. La loi contre les squatteurs s'attaque ainsi non seulement aux occupants, mais aussi à l'écosystème qui facilitait ces pratiques.

La résidence secondaire enfin protégée

C'est l'une des avancées les plus attendues. Jusqu'en 2023, la procédure d'évacuation forcée rapide, dite procédure administrative accélérée, ne visait clairement que la résidence principale. Un propriétaire dont la maison de vacances était squattée se retrouvait souvent contraint d'engager une longue procédure classique.

La loi anti squat résidence secondaire change la donne : le dispositif accéléré s'applique désormais à tout local à usage d'habitation, qu'il soit occupé à titre principal ou secondaire, meublé ou non. Concrètement, un propriétaire d'une résidence secondaire squattée peut saisir le préfet pour obtenir une évacuation dans des délais bien plus courts, sans attendre des mois. Cette extension corrige une injustice qui pesait lourd sur de nombreux propriétaires, notamment dans les zones touristiques et les régions à forte proportion de logements saisonniers.

Ce que la loi anti-squat 2026 ne règle pas : le facteur temps

Malgré ces avancées réelles, un constat s'impose sur le terrain en 2026 : la loi anti squat 2026, dans sa continuité, a musclé l'arsenal juridique, mais elle n'a pas supprimé la lenteur inhérente aux procédures. Entre le dépôt d'une demande, sa qualification, et la mise en œuvre effective, des semaines peuvent s'écouler. Pendant ce temps, votre bien reste occupé, se dégrade parfois, et les loyers ou l'usage du logement vous échappent.

C'est précisément là que notre intervention prend tout son sens, en complément et dans le respect des règles. Notre équipe, composée d'anciens professionnels de la sécurité, se déplace partout en France pour obtenir un départ volontaire des occupants, par une présence dissuasive et une négociation ferme, sans aucune violence, généralement en moins d'une heure. Une fois le bien libéré, nous changeons les serrures et sécurisons les lieux pour éviter toute réintrusion. La loi Kasbarian-Bergé vous donne le cadre ; nous vous aidons à récupérer concrètement l'usage de votre bien, sans attendre des mois.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que la loi Kasbarian-Bergé exactement ?+

Il s'agit de la loi anti-squat du 27 juillet 2023, portée par les députés Guillaume Kasbarian et Aurore Bergé. Elle vise à protéger les logements contre l'occupation illicite en triplant les peines encourues par les squatteurs, en clarifiant la notion de domicile et en accélérant les procédures d'évacuation.

Quelles sont les nouvelles sanctions prévues par la loi contre les squatteurs ?+

L'occupation illégale du domicile d'autrui est désormais punie de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende, contre un an et 15 000 € auparavant. La loi crée aussi un délit spécifique pour ceux qui se maintiennent dans un logement malgré une décision d'expulsion définitive.

La loi anti-squat protège-t-elle les résidences secondaires ?+

Oui. C'est l'un des grands apports du texte : la procédure d'évacuation accélérée, autrefois réservée à la résidence principale, s'applique désormais à tout logement, y compris une résidence secondaire. Le propriétaire peut saisir le préfet pour obtenir une évacuation rapide.

La nouvelle loi anti-squat suffit-elle à récupérer rapidement mon bien ?+

Elle renforce nettement vos droits, mais les délais administratifs et judiciaires restent parfois longs. Beaucoup de propriétaires cherchent une solution plus rapide pour retrouver l'usage de leur logement, en parallèle des démarches encadrées par la loi.

Que faire si des squatteurs occupent mon logement dès maintenant ?+

Vous pouvez signaler l'occupation aux autorités et engager les démarches prévues par la loi. Notre équipe intervient également partout en France pour obtenir un départ volontaire des occupants, sans violence et en moins d'une heure en général, puis change les serrures et sécurise votre bien.

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