Guide
Squat et dégradations : assurance, état des lieux et remise en état
Mis à jour le avril 2026

Un logement occupé sans droit ni titre ressort rarement intact. Serrures forcées, murs tagués, installations arrachées, encombrants abandonnés : au-delà du choc de la découverte, le propriétaire se retrouve face à une double question, celle de l'indemnisation et celle de la remise en état. Entre assurance habitation, garantie propriétaire non occupant, état des lieux et devis de travaux, il est facile de se sentir dépassé. Voici comment y voir clair, protéger vos droits et retrouver un bien sain — étape par étape, sans perdre de temps.
Quelle assurance couvre les dégradations liées à un squat ?
La première réflexe est de vérifier votre contrat. Une assurance habitation classique protège avant tout un occupant. Pour un logement mis en location ou laissé vacant, c'est la garantie propriétaire non occupant (PNO) qui prend le relais : elle couvre généralement l'incendie, les dégâts des eaux, le vandalisme et certaines détériorations immobilières, même en l'absence de locataire déclaré.
Attention toutefois aux exclusions fréquentes. Beaucoup de contrats distinguent les dégradations soudaines et accidentelles des dégradations volontaires, et plafonnent l'indemnisation en cas de vacance prolongée du bien. Les objets et meubles disparus relèvent souvent d'une garantie vol distincte, rarement acquise quand personne n'occupe légalement les lieux. Relisez vos conditions générales, repérez les plafonds, la franchise et les délais de déclaration — souvent cinq jours ouvrés, deux en cas de vandalisme.
Le message est simple : plus le bien est libéré vite, moins les dégradations s'aggravent et plus votre dossier d'indemnisation reste solide. Un logement occupé pendant des semaines accumule des dégâts que l'assureur peut juger liés à un défaut de surveillance.
L'état des lieux et les preuves : la clé de l'indemnisation
Pour être indemnisé, il faut prouver l'état du bien avant l'occupation illicite. C'est là que l'état des lieux d'entrée, s'il existe, devient une pièce maîtresse : il fixe la référence à laquelle on compare les dégradations constatées. En son absence, tout document daté aide — anciennes photos, factures de travaux, dernier état des lieux locatif, diagnostic immobilier.
Une fois le logement récupéré, constituez sans attendre un dossier de preuves complet. Photographiez chaque pièce sous plusieurs angles, filmez, notez les dates, conservez les serrures forcées et les éléments endommagés. Faites établir un constat par un commissaire de justice : ce document daté et opposable chiffre les dégradations de façon incontestable et pèse lourd face à l'assureur comme dans toute démarche ultérieure.
Réunissez ensuite les devis de remise en état. Deux ou trois estimations de professionnels pour la peinture, la plomberie, l'électricité, les menuiseries ou le nettoyage donnent une base chiffrée à votre déclaration. Plus votre dossier est précis, plus l'indemnisation reflète la réalité de vos pertes.
Organiser la remise en état du logement
La remise en état suit une logique de priorités. On sécurise d'abord : changement des serrures, réparation des ouvrants forcés, mise hors d'eau et hors d'air. On assainit ensuite : évacuation des encombrants et déchets, nettoyage en profondeur, traitement des odeurs et parfois désinfection. Viennent enfin les travaux de fond — reprise des murs et sols, remplacement des équipements sanitaires, remise aux normes électriques.
Conservez chaque facture et chaque preuve d'intervention : elles alimentent votre demande d'indemnisation et attestent du retour du bien à un état locatif. Un logement vandalisé qui traîne perd de la valeur, se dégrade davantage et retarde d'autant sa remise sur le marché. Agir vite protège votre patrimoine autant que votre budget.
Le point de bascule reste toujours le même : rien de tout cela n'est possible tant que le logement est encore occupé. Tant que les lieux ne sont pas libérés, ni l'état des lieux de sortie, ni les devis, ni les travaux ne peuvent avancer. Récupérer les clés est la condition de tout le reste.
Libérer le bien pour enclencher la réparation
C'est précisément à cette étape que nous intervenons. Notre équipe — d'anciens professionnels de la sécurité et du secteur militaire — obtient le départ volontaire des occupants par une présence ferme et dissuasive, sans aucune violence, en moins d'une heure dans la grande majorité des cas.
Dès le logement libéré, nous changeons les serrures et sécurisons les accès, pour que personne ne revienne. Vous récupérez enfin la maîtrise de votre bien et pouvez lancer le constat, les devis d'assurance et la remise en état, l'esprit tranquille. Si les lieux nécessitent un nettoyage ou une remise en état, nous établissons un devis dédié pour vous accompagner jusqu'au bout.
Vous subissez un squat ou des dégradations en ce moment ? N'attendez pas que la situation s'aggrave. Appelez-nous ou demandez à être rappelé : nous intervenons partout en France pour vous rendre votre logement, propre, sécurisé et prêt à repartir.
Passez à l'action
Récupérez votre bien, dès aujourd'hui.
Décrivez votre situation : un intervenant vous rappelle sous 5 minutes pour organiser le départ de l'occupant. Confidentiel, sans engagement.