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Expulser un squatteur en hiver : ce que dit vraiment la loi

Mis à jour le mai 2026

Expulser un squatteur en hiver : ce que dit vraiment la loi

Chaque hiver, la même inquiétude revient chez les propriétaires : « Si un squatteur s'installe pendant la trêve hivernale, suis-je vraiment bloqué jusqu'au printemps ? » La réponse mérite d'être précise, car une idée reçue tenace laisse croire qu'aucune sortie n'est possible avant la fin de la période protégée. C'est faux dans le cas des squatteurs. Voici, sans jargon inutile, ce que prévoit réellement la loi sur la trêve hivernale et les squatteurs, les dates à retenir pour 2025-2026, et les leviers concrets à votre disposition pour retrouver votre bien.

Trêve hivernale : dates 2025-2026 et principe

La trêve hivernale est la période durant laquelle les expulsions locatives sont suspendues afin de protéger les occupants d'une remise à la rue en plein froid. Les dates de la trêve hivernale sont fixes chaque année : elle court du 1er novembre au 31 mars. Pour la trêve hivernale 2025-2026, retenez donc le 1er novembre 2025 comme point de départ et le 31 mars 2026 comme fin de la trêve hivernale.

Pendant cette période, un locataire en place, même en situation d'impayés et visé par une décision de justice, ne peut en principe pas être expulsé de force avant le printemps. C'est cette règle, pensée pour les locataires, qui alimente la confusion. Car un squatteur n'est pas un locataire : il occupe le bien sans bail, sans titre et sans votre autorisation. Et sur ce point précis, la loi a évolué en faveur des propriétaires.

La trêve hivernale s'applique-t-elle aux squatteurs ?

C'est LA question qui revient : la trêve hivernale s'applique-t-elle aux squatteurs ? La réponse est non. Depuis la loi du 27 juillet 2023 dite « anti-squat », le principe est clair : la protection de la trêve hivernale expulsion locataire ne bénéficie pas aux personnes entrées dans un logement par voie de fait, c'est-à-dire par effraction ou introduction illicite.

Autrement dit, une expulsion squatteur trêve hivernale reste juridiquement possible entre le 1er novembre et le 31 mars. Le squatteur ne peut pas se prévaloir de la trêve pour se maintenir dans les lieux, contrairement à un locataire titulaire d'un bail. Cette distinction est fondamentale : elle sépare le trêve hivernale locataire, réellement protégé jusqu'au 31 mars, du squatteur, qui ne l'est pas.

Attention toutefois à la nuance qui fait basculer les situations : c'est la qualification d'origine qui compte. Un occupant entré illégalement reste un squatteur. En revanche, un locataire qui a signé un bail puis cesse de payer n'est pas un squatteur au sens de la loi : il conserve, lui, la protection de la trêve.

Les exceptions à la trêve hivernale à connaître

Au-delà du cas des squatteurs, il existe d'autres exceptions trêve hivernale utiles à connaître pour un propriétaire. La protection ne s'applique pas lorsqu'un relogement adapté aux besoins de la famille est assuré, ni en cas d'arrêté de péril visant le bâtiment, ni lorsque le logement fait l'objet d'une décision de démolition.

Ces exceptions restent des cas particuliers. Pour l'immense majorité des propriétaires confrontés à une occupation illicite, ce qu'il faut mémoriser est simple : le squatteur ne relève pas du régime protecteur, et l'hiver n'est pas une parenthèse d'impunité pour celui qui occupe votre bien sans droit ni titre.

Squatteur ou mauvais payeur : agir vite, même en plein hiver

Face à un occupant sans droit, le temps joue contre vous : plus l'installation dure, plus la situation se complique. Que l'on soit en pleine trêve hivernale squatteur ou non, la première réponse consiste à faire cesser l'occupation illicite le plus tôt possible, avant que le bien ne se dégrade et que le rapport de force ne se durcisse.

C'est précisément là que notre équipe intervient. Composée d'anciens militaires et professionnels de la sécurité, elle se rend sur place, instaure une présence dissuasive et obtient un départ volontaire négocié, sans violence, en moins d'une heure. Une fois le bien libéré, nous changeons immédiatement les serrures et sécurisons les accès pour éviter toute nouvelle intrusion. Vous récupérez votre logement, propre et verrouillé, sans attendre le mois de mars.

Que l'occupant soit un squatteur installé par effraction ou un mauvais payeur qui refuse de quitter les lieux, l'objectif est le même : vous rendre l'usage de votre bien, rapidement et proprement.

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Questions fréquentes

Quelles sont les dates de la trêve hivernale 2025-2026 ?+

La trêve hivernale 2025-2026 court du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026. Ces dates sont identiques chaque année, sauf prolongation exceptionnelle décidée par le gouvernement.

La trêve hivernale s'applique-t-elle aux squatteurs ?+

Non. Depuis la loi du 27 juillet 2023, les squatteurs, c'est-à-dire les personnes entrées dans un logement par effraction ou voie de fait, ne bénéficient pas de la protection de la trêve hivernale. Une expulsion reste possible même entre novembre et mars.

Un locataire en impayés est-il protégé par la trêve hivernale ?+

Oui. Contrairement au squatteur, un locataire titulaire d'un bail, même en situation d'impayés, reste protégé par la trêve hivernale expulsion locataire jusqu'au 31 mars. La qualification d'origine de l'occupant fait toute la différence.

Quelles sont les principales exceptions à la trêve hivernale ?+

Les exceptions trêve hivernale concernent notamment les squatteurs, les cas où un relogement adapté est assuré, les arrêtés de péril et les décisions de démolition. Dans ces situations, la suspension des expulsions ne s'applique pas.

Que se passe-t-il à la fin de la trêve hivernale ?+

La fin de la trêve hivernale, fixée au 31 mars, marque la reprise des expulsions locatives pour les locataires protégés. Pour les squatteurs, aucune attente n'est nécessaire puisqu'ils ne bénéficient pas de la trêve.

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